Réforme de la formation professionnelle : ce que le gouvernement attend des partenaires sociaux

Politiques de l'emploi et de la formation - Article - Mercredi, 10 Juillet - 09:53

Le gouvernement donne quatre mois aux partenaires sociaux pour se mettre d’accord sur la question de la réforme de la formation professionnelle. Dès le mois de septembre syndicats et patronat devront débuter les négociations afin de fixer les orientations de la future loi. Lundi 8 juillet, le gouvernement a transmis aux partenaires sociaux un document d’orientation qui devra servir de base aux négociations. Michel Sapin, le ministre en charge du dossier exige que la future loi remplisse deux objectifs : sécuriser le parcours des actifs et faire de la formation un levier de compétitivité.

 

 

Quatre mois pour se mettre d’accord

 

Quatre mois et pas un de plus pour aborder de très nombreux sujets. Le gouvernement ne laisse pas beaucoup de temps aux partenaires sociaux pour se mettre d’accord. Un laps de temps très court pour lui permettre de présenter la future loi avant la fin de l’année.

 

Syndicats et patronat vont devoir présenter une refonte de la formation professionnelle axée autour de deux objectifs fixés par le gouvernement. D’une part, sécuriser le parcours des actifs et d’autre part faire de la formation professionnelle est un élément de compétitivité pour les entreprises.

 

Sécuriser le parcours des actifs

 

La réforme de la formation devra devenir un outil de sécurisation des parcours des actifs. Pour parvenir à ce résultat les partenaires sociaux vont devoir travailler sur différents sujets.

 

Dans un premier temps, le gouvernement veut que la formation professionnelle soit dirigée prioritairement vers ceux qui en ont le plus besoin, autrement dit les chômeurs, les salariés les moins qualifiés, les seniors…Actuellement, la formation professionnelle bénéficie surtout aux cadres et autres personnes possédant déjà un haut niveau de qualification. En temps de crise le gouvernement souhaite réorienter la formation. Il faut rappeler que moins de 600 000 chômeurs suivent une formation chaque année.

 

Pour Michel Sapin la sécurisation du parcours des actifs passe par la mise en œuvre du compte personnel de formation. Ce nouvel outil de formation a vu le jour le 14 juin dernier lors du vote sur la sécurisation de l’emploi. Les partenaires sociaux vont devoir travailler sur sa mise en œuvre, c’est-à-dire les modalités d’activation de ce compte, mais aussi définir l’évolution des autres moyens de formation : CIF, DIF…

 

Rendre la formation professionnelle attractive autant pour les salariés que pour les entreprises sera un autre sujet de discussion. Pour cela, le gouvernement demande aux syndicats et patronat de réfléchir à des moyens de simplification. Entreprendre une formation est bien souvent vu comme une chose difficile et contraignante, les partenaires sociaux vont devoir remédier à cette image pour que la formation devienne une solution attrayante.

 

Faire de la formation professionnelle un levier de compétitivité

 

C’était une piste évoquée dans le rapport Gallois. Faire de la formation un outil de compétitivité pour les entreprises françaises. Pour ce faire les partenaires sociaux vont devoir se pencher sur la question de la formation en entreprise, notamment en incitant les TPE et PME à recourir plus à la formation.

 

Il va falloir également travailler sur l’image de la formation en entreprise, trop souvent perçue comme contraignante, le gouvernement souhaite que cette image change et que la formation devienne un investissement pour les entreprises. 

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