Les dissensions entre Medef et CGPME mettent en péril la réforme de la formation

Politiques de l'emploi et de la formation - Article - Vendredi, 22 Novembre - 10:20

La réforme de la formation professionnelle tant attendue n’a jamais semblé être aussi compromise. Et pour cause, le ton continue de monter entre les deux grandes organisations patronales que sont le Medef et la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises). Les deux syndicats s’opposent depuis quelques semaines sur la question de l’obligation légale de financement (0,9%). Cette opposition a entraîné l’annulation de la réunion du 21 novembre.

 

Une entrevue sous tension

 

Mercredi 20 novembre Pierre Gattaz, le président du Medef et Jean-François Roubaud, le président de la CGPME se sont rencontrés pour tenter une conciliation et relancer les négociations sur la question du financement de la formation professionnelle. Ce thème est devenu le principal point de blocage des négociations. Toutefois, cette rencontre a rapidement tournée au vinaigre car aucun des deux protagonistes n’a accepté de céder.

 

Cette rencontre intervenait la veille de la présentation par le Medef d’un nouveau document contenant ses propositions sur la réforme de la formation professionnelle. Ce nouveau document comme le précédent prévoit toujours la suppression du 0,9%.   

 

Le 0,9% la pomme de discorde patronale

 

C’est une tournure tout à fait inhabituelle qu’est en train de prendre la négociation entre les partenaires sociaux. Jusqu’alors il était d’usage d’assister à une opposition constante entre syndicats du patronat et syndicats des salariés. Or, les négociations autour de la réforme de la formation professionnelle sont bloquées suite à l’opposition entre deux syndicats du patronat.

 

En présentant un texte supprimant l’obligation légale du financement (0,9%) le Medef a provoqué la colère de son allié traditionnel, la CGPME. En effet, la confédération générale des petites et moyennes entreprises voit dans cette proposition une remise en cause de la mutualisation des fonds et donc un frein à l’accès à la formation pour les petites et moyennes entreprises.

 

La CGPME soutenue par l’UPA (Union Professionnelle Artisanale) refuse de voir l’obligation de financement actuellement en place supprimée. Cette position est également soutenue par de nombreuses entreprises qui souhaitent que la contribution de 0,9% soit conservée.   

 

Les négociations sont paralysées

 

Cette division du patronat paralyse les négociations, au point que la réunion du 21 novembre qui devait réunir tous les partenaires sociaux pour poursuivre les discussions a été annulée. Si la situation ne s’envenime pas davantage les partenaires sociaux devraient donc se retrouver les 5 et 12 décembre prochains pour les deux dernières réunions prévues initialement.

 

De leur côté les syndicats des salariés ne peuvent qu’attendre que la situation se débloque et assister impuissant à cette perte de temps et d’énergie qui ralentie la mise au point d’une réforme. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a déjà averti publiquement tous les acteurs que si les négociations échouaient, le gouvernement reprendrait la main et préparerait seul la réforme de la formation professionnelle. 

 

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